Layn
It's like you're a leech
Sucking the life from me
It's like I can't breathe
Les portes du métro s’ouvrent devant moi, et quelques gens s’y éjectent. Je recule de deux pas, avant d’essayer de me frayer un chemin, la tête baissée. Collé contre la vitre en plastique rayées par des écritures absurdes, j’essaye de lever la tête, et de regarder les gens qui m’entourent.
It's like I'm running from you all the
time
And I know I let you have all the power
It's like the only company I seek is misery all
around
Je m'appelle Layn, j'ai dix-sept ans et je suis né en Amérique.
Je suis venu vivre au Japon car ma mère ayant vécu ici, voulait y
revenir après la mort de mon père.
Je suis en troisième année au lycée Tomodea un célèbre lycée, connu
pour son enseignement…
Je ferme les yeux, et j’essaye de faire abstraction de toutes
ces filles. Toujours à se plaindre, à se larmoyer… Et leurs
caractères dépassant le puéril, me fait honte pour elles. Mais je
ne suis pas venu au Japon pour me faire des amis, simplement pour
passer mes études, et puis repartir en Amérique, continuer la vie
que j'avais commencée et délaissée…
Peu à peu, les wagons se vident, il ne reste que des étudiants et
quelques salariés, mais qu'un nombre restreint. Je dois sûrement
être le plus grand de tous, niveau taille... Selon leurs
accoutrements, certains lycéens se disent être en deuxième année,
mais leur comportement me laisse perplexe. Depuis quand mettre la
main aux fesses des filles en devient un jeu ? Certains
s’embrassent depuis que je viens d’arriver dans le
métro ; ça me donne limite envie de vomir…
Après une dizaines (voir plus) d’arrêts, le métro s'arrête enfin, et c'est ici que je descends.. Plus besoin de bousculer tout le monde, la plupart, nous descendons ici, pour le lycée Tomodea.
Le professeur entre dans la classe, alors qu’un bordel
monstre y règne. Après s’être fait remarquer en tapant du
poing sur le bureau, les élèves se rangent à leurs table
respectives, et tout le monde salut le professeur.
Un bruit de fond continue de régner à l'intérieur de la classe mais
notre professeur de maths ne s’interrompt pas.
Je regarde quelques-uns de mes camarades… Faudrait que
l’on m’explique un jour, pourquoi je tombe toujours
dans une classe de… Crétins. Leur popularité leur monte à la
tête, et leurs résultats descendent. M’enfin ils le verront
par eux même, quand, pendant l’été ils devront revenir pour
rattraper leur notes déplorables. J'essaye de cacher par mes mèches
de cheveux mon piercing que j'ai à l'arcade, et le deuxième que
j'ai au menton. Je ne supporterais pas qu'on m'oblige à les
enlever, mais l'année dernière je les avais déjà et on ne s'y est
pas opposé.. Enfin si, je me souviens mettre attiré pas mal
d’ennuis à cause de ça. En effet, je suis obstiné, et je
déteste lorsque l'on me donne des ordres.. D'ailleurs, je ne suis
pas sur que vous m'apprécieriez au premier rancard. Je reste
sociable, bien que je ne laisse pas tellement de chances aux gens
de s'approcher trop près de moi, je les repoussent facilement, mais
une fois que j'ai fait mon choix, j'y reste, et je ne lâche pas..
Mis à part les nombreuses filles avec lesquelles je sors pour un
coup d'un soir ou deux, pas plus.. Celles-là, elles s'approchent de
moi, mais elles ne connaissent rien de moi, de ma vie, et encore
moins de ma personnalité.. Disons qu'elles n'ont pas le temps de
connaître mon nom, que déjà je change de fille.
Je défais ma cravate, me glisse vers l’avant de ma chaise, et
je regarde la pendule accrochée au pent du mur en face de moi. Je
considère un instant les cerisiers déjà en fleurs, qui peuplent la
cour de récréation, et qui remplissent le sol de fines feuilles
rosées qui, au moindre coup de vent, créer un
tourbillon.
Je commence à peine à poser ma tête dans mes bras, que la cloche
sonne, résonnant dans tous les bâtiments du lycée.
J’aperçois Satoru dans le Hall, mon seul et meilleur ami avec
qui j’ai déjà passer une année.
- Yep ! J’intercepte Satoru
Il se retourne, les mains dans les poches, avec toujours se style décontracté qu’il porte bien.
- Dis moi, tu fais quoi cet après midi ? Me questionne mon ami.
- Je … Vais bosser au resto’, enfin comme d’habitude quoi.
- Tu y travailles toujours comme serveur ?
- Mmm… J’hoche la tête.. Et j'y travaillerais jusqu'à que j'aurai fini mes études..
Dans le métro, on s’assoit tout les deux et il engage une conversation dont je vais bien vite m’égarer, pour me concentrer sur les deux filles assises en face de nous, se tenant par la main. J’imagine qu’elles sont sœur ou qu’elles sont inverties. Je ne critiquerai pas, je déteste les gens qui critiquent sans savoir. Mais je me dis simplement que jamais je ne serais comme elles, de ce bord là. Non je ne monterais jamais dans le même bateau qu’elles, puisque j’ai déjà quelqu’un dans ma vie. « Elle » comme la surnomme souvent Satoru, car il ne retient jamais son prénom…

*Camella la psycopathe* 
DD,
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CamillOu du 37
lun 01 sep 2008 14:33