04  posté le mercredi 28 mai 2008 19:03

Je regarde l'heure de mon portable, 12h10.. Aujourd'hui pour cas exeptionnel, nous avons finit plus tôt en raison d'un professeur absent, pour lequel, nous les élèves, n'avont aucune indication sur son absence. Mais bon, pour tout vous dire, je suis le premier à ne pas m'en plaindre vu les cours inintéressants qu'il nous donne..

Un regard persistant me gêne, un regard dévisageur.. Je tourne la tête vers la gauche, et un garçon me fixe, son balladeur accroché à ses oreilles..
" Encore un nain " dis je à moi même.. Il me toise sans aucun remord, ce qui me gêne à tout point de vu.
Mais à force, je m'interroge à savoir si il se rend compte qu'il me regarde, ou bien si il est dans sa bulle, posant ses iris foncés sur moi, sans même s'en rendre compte.
Je me demande bien quel âge il a, mais à voir son accoutrement d'étudiant, il fait partit de la troixième année, ce qui m'étonne fort. Un sourire se plisse au niveau de sa bouche, et sans le vouloir, je lui rends.. Etonnamment, oui je suis en train de sourire.. Ce que je qualifirais comme moment rare.

Le métro s'arrête, et une foule de personnes descend, se poussant tous les uns aux autres sans aucune compassion.. Ecrasé par un de ces salariés, je sors complètement de ma rêverie, je me lêve et je descends à mon tour du wagon toujours sous l'oeil interrogateur du jeune étudiant, apparement du même âge que moi.

J'arrive chez moi, déposant une bise sur la joue de ma mère, déjà en train de manger, puis je me précipite vers ma chambre se trouvant à l'étage, mais ma mère me stoppe vite, me retenant par le poignet.

- Comment se fait-il que tu sois déjà rentré ?

Sans même me retourner pour lui faire face, je lui réponds..

- Mon prof de Philo n'était pas là, il serait à l'hopital paraît il..


Mais avant qu'elle ne continue, j'enchaine.

- .. Mais ne t'inquiète pas pour le repas, je me débrouillerais, il doit bien y avoir quelque chose dans le frigo.


Allongé sur mon matelas, je regarde mon portable ou plutôt l'heure qu'il me donne.. Je me lêve subitement à l'idée d'être en retard si je tarde trop. Une nouvelle fois, je pars prendre le métro pour me rendre au restaurant dans lequel je vais travailler comme serveur jusqu'à la fin de l'après midi.. Ce foutu boulot que je me passerai bien de faire, mais si je veux retourner en Amérique, l'argent ne tombera pas du ciel.. Malheureusement.

J'essaye tant bien que mal de m'incruster parmis le peuple qui remplis ce wagon.. Par réflexe, je regarde autour de moi, cherchant ce regard qui pourtant ne m'a aucunement affecté, ni même marqué, mais ce garçon.. Oui celui là, c'est lui qui m'a marqué.
Je ne vois rien, remarquez, vu les nombre de personne qui peuple dans ce métro, je ne risque pas de l'apercevoir.. Et puis autant vous dire que sa taille ne sors pas de l'habituelle..

Heureusement, je m'arrête à cet arrêt ce qui me permet de ne pas mourir asphyxié par les odeurs, mélangeant la transpiration au parfum légèrement accentué des filles.

J'arrive dans l'allée principale dans laquelle, là aussi, un monde fou y marche.. Je rentre enfin dans le retaurant, je pars rapidement me changer et c'est ainsi que va  se passer mon après midi.. Un après midi à sourire à des gens qu'on ne connait même pas, et à se forcer à parler bien qu'on en a pas envie..
 


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05  posté le jeudi 29 mai 2008 15:30

Yuuki

 

 

Je rêve ! Je rêve ! Je rêve !!!! Il m’a regardé ! Il m’a remarqué ! Et Il m’a souri !!! En fait, j’ai eu énormément de chance aujourd’hui… Je vous explique. Comme un abruti, j’ai raté ma station de métro en allant au lycée, alors au lieu de faire le chemin inverse de suite et me faire réprimander, voir punir, pour mon retard, j’ai préféré m’arrêter au parc Ueno… (J’ai fait une petite trotte pour y arriver mais je ne regrette pas ! J’aime beaucoup ce parc !) J’y suis resté toute la matinée, à flâner et à regarder les rares passants qui y figuraient. Vers 11h30, je me suis dit qu’il fallait peut-être retourner au lycée pour les cours de l’après-midi, je ne pouvais tout de même pas sécher toute la journée ! (Quoique le prof y était habitué, si ce n’était pas moi, c’était un autre cas désespéré de ma classe). Donc je repris ma petite trotte vers le métro et montai dedans. A 12h10 j’étais dedans. A 12h15 un bonheur intense se fit ressentir en moi. Il venait de monter dans le métro. Lui !!! Layn mon mystérieux amour ! Alors je ne me suis pas gêné pour le reluquer ! Comme d’habitude, j’enfilai mon casque sur mes oreilles et adoptai pour une position nonchalante pour paraître rêveur. Et je me mis ‘’innocemment’’ à l’étudier. Toujours ce regard glacial, ces cheveux maladroitement mis en place pour cacher en vain un piercing à l’arcade, un uniforme toujours aussi nickel.

Je ne comprenais pas comment il faisait pour porter son pantalon aussi serré ! Je n’aimais pas être compressé (sauf par un bel homme !) alors je portais toujours des vêtements larges. Mais je dois dire que cette sorte d’uniforme étroit ne me déplaisait pas ! Loin de là ! Je pouvais deviner des cuisses musclées sous son pantalon et des pectoraux plutôt saillant ! Je me mis alors à fantasmer, chose plutôt dangereuse en publique. J’imaginai d’un coup une vieille tante pustuleuse, ce qui me calma immédiatement. Puis, je sentis son regard sur ma peau, bien que je brûle rien qu’en pensant qu’il me regarde, je lui souris, trop heureux pour réfléchir aux conséquences. Et chose merveilleuse, il me l’a rendu !!! J’ai eu un sourire de sa part alors qu’il me semble plutôt marginal !! Je suis si heureux, je n’ai besoin que d’un petit peu d’attention de sa part pour me croire au paradis. Je suis sûr que s’il me parlait j’atteindrai le nirvana de bouddha (je ne suis pas religieux, mais ça doit être fun le nirvana !).

 

Donc tout ça pour vous dire que je suis extrêmement heureux aujourd’hui. Même si je dois supporter des cours de bio cet après-midi (matière que je déteste), je suis tout de même heureux. Même si je dois me faire blâmer, je suis heureux. Même quand je rentrerai je serais encore confronté au dilemme de mes parents, je suis heureux.

 

Quoi ? Qu’est-ce que le dilemme de mes parents ? Et bah, comme vous le savez, je suis gay (et toujours aussi fier de l’être), or, les gays ne courent pas les rues ! Et mes parents sont ce que l’on pourrait qualifier d’homophobes. Alors imaginez un peu s’ils apprenaient pour moi ! D’un côté je veux leur avouer car je pense qu’ils ont le droit de savoir. Mais d’un autre côté j’ai tellement peur qu’ils me rejettent. En fait, je suis terrorisé rien qu’en pensant qu’ils l’apprennent. Je serais renié, voir chassé. Je ne sais pour quelles raisons ils vouent une haine majestueuse envers la communauté des homosexuels. En fait, ils sont très étroits d’esprit… Trop étroit d’esprit, et cela me blesse énormément… C’est pourquoi je leur cache tout sur moi.

 

Mais bon, pour en revenir à mon Layn (vraiment, j’adore ce prénom ! ça me change des prénoms japonais !), je me demande encore ce qu’il faisait dans le métro à cette heure là. Peut-être séchait-il les cours ? Ou alors ses cours ont été annulés. Ou bien il a un job à mi-temps et possède alors une autorisation spéciale pour partir plus tôt (si ça existe, je n’en sais rien je n’ai jamais travailler). Mais quoi que ce soit, je vais le découvrir ! Et pour cela, il suffit de parler avec les MTM (Monsieur Tout le Monde) ! Donc à la fin des cours, je me dirigeai vers un groupe de personnes assez populaires, composé de six personnes : quatre mecs et deux filles. Ces derniers vont toujours dans un café après le lycée, je décidai donc je me joindre à eux dans l’espoir de dénicher quelques informations. Ils m’acceptèrent dans leur sein avec joie, je les ai toujours connus et m’ont toujours été sympathiques.

 

Nous allâmes donc au café, à Shibuya, le quartier fashion de Tokyo. Plusieurs personnes vinrent nous rejoindre. J’en connaissais quelques unes mais la plupart m’étaient inconnues. Ils commencèrent à discuter sur des ragots de leurs lycées respectifs lorsqu’un élève du lycée Tomodea, lycée auquel appartient Layn je le rappelle si je ne l’ai pas encore dit, commença à parler de filles de troisième année qui étaient d’après lui de vraies bombasses. Alors innocemment, j’ai orienté le sujet vers Layn :

 

D’ailleurs, certaines filles de ton lycée m’ont parlé d’un mec super populaire ! Tu sais qui c’est ?

Ah ! Layn peut-être, une sorte de mec assez bizarre je dois dire… Si j’étais gay, j’emploierai l’expression qu’il est à bander !

 

Je souris intérieurement, c’était l’expression tout à fait appropriée. Pervers, moi ? Jamais ! Juste vicieux…

 

-Bizarre ? dans quel sens ? Lui demandè-je

-Et bien, pour tout te dire, je ne le sens pas ce mec ! Il a très peu d’amis et n’aime pas parler aux autres. Il a toujours ce regard hautain qui m’agace fortement ! Puis il est grand !

-En gros t’es jaloux quoi ! dis-je en riant.

-J’avoue, il a toutes les meufs à ses pieds et il n’en profite même pas ça me rend fou ! Mais l’avantage, c’est qui n’est jamais là l’aprem !

-Ah ? C’est in bon point pour toi ! Mais pourquoi ?

-J’ai entendu parler d’un baito…

 

Et la conversation continua sur les commérages et le programme de la soirée. Ils me proposèrent un karaoké mais je me défilai, je rentrai chez moi, trop content d’en avoir appris encore plus sur Layn. Ainsi il travaillait… Très bien ! J’essaierai de le suivre demain… Mais comment savoir à quelle heure il s’y rend ? Il faut que je réfléchisse…

Non je ne le harcèle pas ! Je ressens juste un besoin inexplicable de tout savoir sur lui. Je crois que l’on pourrait parler d’amour ravageur !

 

Je passai donc la nuit à réfléchir, et je trouvai la réponse le lendemain matin. Il suffisait que je sèche les cours toute la journée, je l’épierai à la sortie de son lycée, j’attendrai le moment propice, et je le suivrai ! Mon dieu, on dirait un stalker… Tant pis, si je veux savoir je dois me rabaisser à ce genres de pratiques !

 

C’est dont ce que je fis. Je l’attendis toute la matinée, vers 14h il sortit du lycée et prit le métro. Il me conduisit jusqu’à un restaurant où il semblait être serveur. Enfin, restaurant qui faisait aussi café en terrasse. Et je l’observai dans son travail pendant une bonne heure lorsque je l’aperçut, elle, cette serveuse trop collante à mon goûts et qui n’avait d’yeux que pour lui (bien qu’il semblât n’en avoir rien à faire). Je la haïssais déjà, sans la connaître je voulais la tuer. Elle le connaissait mieux que moi, elle travaillait avec lui et elle avait l’avantage d’être une fille, et mignonne en plus. Quelle horreur… Mon calvaire débuta…

 

 

 

Quelques précisions : Ueno et Shibuya sont deux quartiers de Tokyo, le parc Ueno est un grnad parc assez réputé, Shibuya est le quartier des jeunes ! Et un Stalker, c’est une personne harcelant les personnes, les suivant, leur téléphonant tout le temps etc… Ce sont des malades mentaux qui finissent souvent meurtrier … C’est un mot anglais je crois J car il ne figure pas dans le dico  mais bon ^^ je sais qu’il est utilisé au Japon XD

 

Mayu

 

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06  posté le jeudi 29 mai 2008 21:15

Layn

 

Je pose délicatement le café de mon client sur sa table, puis je me retourne instinctivement et Elle et derrière moi.. Oui Elle, Ayame. Elle doit avoir dans les seize ans, par là et elle passe son temps à me coller, à me suivre en permanance.. J'ai beau l'engeuler, rien ni fais. Et puis ce sourire abusé qu'elle porte en permanence sur elle m'énerve, sans compter ses couettes a ses cheveux teintés blonds.. Oui tout m'agace chez elle.

Je rentre à l'interieur, suivi de près par Ayame sans aucun doute, puis je vois un client arriver. Il est seul, et c'est un étudiant.. Plutôt étrange, il devrait être au club à cette heure-ci, à moins qu'il n'en fasse pas partit, lui aussi... Mais ce qui m'intrigue le plus ce sont ses vêtements, il ne détient pas d'uniforme collé sur lui, il n'est pas même entouré des ses amis.. Aller au bar seul, me semble plutôt étrange.. Je m'approche, pour aller prendre sa commande, mais je sens encore ce corp féminin me suivre. Je me retourne, et je pointe mon doigt au dessus de la poitrine de Ayame, pour m'exclamer avec sérieux..

- Toi, tu reste là, et arrête de me suivre à l'avenir..

Elle ouvre de grand yeux, me faisant leun regard de biche, la bouche en rond et presque la larme à l'oeil.. Limite pathétique, me dis-je à moi même.
Je fais demi tour, laissant en plan la fillette et m'engouffrant dans la chaleur que le mois d'Avril nous offre.
J'observe le visage de mon client, puis lui demande sa commande sans vraiment porter une quelconque attention à ces paroles. J'observe plutôt ce visage qui m'est famillier et je me pose la question si oui ou non c'est bien Lui..Lui, je garçon qui me fixait dans le métro hier midi.

Je repars avec ce bout de papier à la main, sans avoir marqué quoi que ce soit dessus. Il me semble bien qu'il est prononcé le mot Limonade, pour sa commande. Toujours est-il que je repars sentant ce regard gênant dans mon dos, se dirigeant largement sur mon postérieur.. Oui s'en même le voir, je sais parfaitement qu'il regarde mes fesses. Venant d'un garçon, me semble quelque peu gênant, et surprenant.. Disons que ça ne mettait jamais arrivé, enfin venant de la part d'un garçon, je veux dire.

Je lui apporte sa limonade,sentant le regard interrogateur du garçon.. "Et merde, ce n'est pas ça "

- Ce n'est pas ça que vous.. Enfin, ce que TU voulais ?

Sans plus attendre sa réponse qui à mon goût tarde bien trop, je passe mes doigts autour du verre afin de le reprendre, mais le lycéen attrape mon poinget, me faisant un léger sourire.

- Non, ça ira .. Merci bien.


Je regarde ces doigts entourant mon poignet, puis il comprend bien vite qu'il faut qu'il les retirent.

Je me relève, esquisse un sourire au coin des lèvres..

" Je comprends parfaitement ton petit jeu.. " Pensè-je.

Je fais un quart de tour sur moi même et pars avec mon plateau dans les mains.

".. Mais tu ne t'en sortiras pas comme ça."

Je rentre à l'intérieur du bar, bouleversé, mais aussi flatté.. Flatté de plaire aussi aux hommes. Mais jamais je ne serrais de ce bord, et je lui prouverais par n'importe quels moyens que ce soient.

J'attrape Ayame et je la plaque contre un mur, l'embrassant fougueusement, ma langue passant sans difficulté la barrière de ses lèvres.
J'avais bien dit que j'utiliserais n'importe quel moyen non ? Bien évidement, personne nous voit, pas même l'étudiant.. Mais je repère puis j'attaque, voila ma devise.

 

Je me sépare de ma coéquipière, sans remord je lui adresse un sourire faux, et lui murmure un merci au creux de l'oreille. Elle ne doit pas comprendre mon soudain changement de comportement envers elle, mais je ne m'expliquerais pas.. Elle me suit dehord, me prenant la main, et je souris.. Non pas parce qu'elle est devenue ma soit disante "petite amie " mais juste car.. " Tout ce passe comme prévu ". Je surveille du coin de l'oeil le lycéen dont je ne sais toujours pas son nom, et je sais très bien qu'il nous regarde lui aussi, d'un oeil discret. Blasé, il se lève et de plus en plus satisfait, je pars l'aborder avant qu'il ne s'échappe pour de bons.

Je me pointe devant lui, lui barant ainsi le passage et je lui tends la main.. Mais apparement, ce n'est pas ainsi que l'on fait pour se présenter au Japon, alors je rabaisse mon bras le long de mon anatomie et proférais-je.

- Layn..

Il lève la tête vers moi, me scrutant de haut en bas, et enlevant son baladeur de ses oreilles..

- Yuuki.

.. Puis il sourit et je lui rends.

" Notre jeu ne fait que commencer .. Yuuki."

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Chapitre 7  posté le vendredi 30 mai 2008 21:00

Je finis mon service à l'heure exacte de six heures et demi.. Cette journée était pour le moins étrange, entre le fait que je sorte désormais avec une gamine de seize ans et la découverte d'un amoureux transi, gay.
Je commence à m'échapper du restaurant revêtu de mon uniforme scolaire, quand j'entends un cri dans le genre crispant et saoulant..
Je me retourne et vois Ayame me courir après afin de me rattraper.. J'affiche un sourire plus que forcé à mes lèvres.. Et dire que je devrais me la coltiner pendant un  moment -_-".

Cette dernière m'attrape par le bras et s'y agrippe comme si sa vie en dépendait.

- Tu peux arrêter de me tenir si fort.. S'il te plait ??

Lui hurlè-je comme à une enfant de trois ans lorsqu'il vient de faire une bêtise. Elle me fait une moue triste, ce que je supporte encore moins, alors pour ne pas m'énerver sur elle une deuxième fois, je tourne la tête, et fait semblant de rien.. Elle m'exaspère déjà.

Nous rentrons dans le métro, et nous essayons de nous tasser le plus possible. Le métro comme à avancer et puis 3 minutes après, il s'arrête et Ayamé monte sur la pointe des pieds afin de m'atteindre et me dépose un baiser sur ma joue droite, et avant que je ne réagisse, elle a déjà quitté le métro. Je souris.. "Finalement..."

Je marche dans les rues qui me mènent jusque chez moi; Je pose mon sac sur le canapé et une main vient se poser sur mon épaule gauche, je sursaute à ce contact et je me retourne. Je vois ce beau jeune homme devant moi, toujours cet air posé qu'il a constament sur lui..

- Rikyu.. Prononcè-je à son égard.

Il m'attrape la manchette de mon uniforme et m'attire vers lui,  il me prend dans ses bras. Je me laisse faire et je respire cette odeur que je n'avais pas sentie depuis bien longtemps. Comme il m'avait manqué.. Mon frère jumeau.
Durant deux longues années, nous ne nous sommes pas vus, lui est resté en Amérique et moi j'ai suivi ma mère au Japon. Ses études lui empêchaient toujours de venir habiter ici, et aujourd'hui il est là, avec nous. Mais pour combien de temps exactement ..?

Après avoir diné nous montons dans ma chambre, et allons nous coucher. Je m'allonge, vêtu d'un simple sous vêtement, pendant que Rikyu est dans la salle de bain. Je m'endors tandis que mon frère n'est toujours pas couché. Il doit sûrement discuter avec ma mère, quand soudain, je sens un poids se glisser à travers les draps du lit.
Je me réveille lui adressant la parole..

- Mais tu as ton matelas par terre pourquoi tu viens dans mon lit..??

Il rigole à voix déployée quand il me répond toujours sur ce ton calme et bas.

- Tu m'as peut être mis un matelas, mais tu as oublié les couettes coco..

Je me retourne en appui sur mon bras gauche puis déclare..

- Ah, merde.. Bon bin dors là alors..


Rikyu se jête littéralement sur moi pour venir m'embrasser sur ma joue droite..

- Casse toi, j'en veux pas de tes bisous !! Criè-je comme si j'étais tout seul dans la maison.

Il se marre pendant que moi je tire la couette au dessus de ma tête afin d'éviter tout bisous de sa part.

" Je me souviens de quand nous étions petit, tu me faisais pareil.."

 

 

Edit de Mayu :

Je viens squatter cet article XD bah oué, je les découvre en même temps que vous moi ces chapitres ! (enfin un peu plus tôt quand même XD) et je me disais juste que Layn me faisait trop tripper Je découvre une partie de sa personnalité qui m'était incconue XD Je ne l'avais pas imaginé si... impuslsif ? Et Rikyu XD Il était pas prévu celui là mais tant pis, je l'adore {#} On dirait trop le frère de Lilou qui se comporte pareil avec sa petite soeur XD C'est excellent XD Enfin bref voilà, c'était Juste Pour ne Rien Dire (JPRD) de Mayu


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Chapitre 8  posté le vendredi 30 mai 2008 22:09

Yuuki

 

Je me retournai pour la vingtième fois dans mon lit, ne trouvant pas le sommeil. Je revoyais sans cesse la scène qui s’était déroulée devant mes yeux quelques heures plus tôt. J’avais eu l’audace d’aller au café où travaillait Layn, je ne sais pas pourquoi mais sur un coup de tête je me suis assis à une table, j’en avais peut-être assez d’être debout comme un idiot ou alors je voulais absolument me faire remarquer. En tout cas, c’était gagné. Il s’était dirigé vers moi et me demanda ma commande. J’avais bien vu la façon dont il me dévisageait ! Il devait s’être souvenu du sourire dans le métro. C’était un bon point pour moi. Je commandai mais il me sembla qu’il ne comprit pas exactement ce que je voulais, mais au bout du compte il arriva avec une limonade (à la place de mon caca cola mais bon… c’est pas mauvais la limonade). J’avais profité d’un instant de doute de sa part pour le toucher. J’avais saisi son poignet, et ce contact m’avait électrocuté. Je ne pensais pas qu’il me faisait autant d’effet ! Puis, il partit rapidement, il avait touché la peste ou quoi ? Dites-le moi si je pus !

Mais cinq bonne minutes plus tard (d’énervement et de ‘’sirotement’’ de ma limonade), je sentis mon visage se décomposer. Enfin… Décomposer n’est pas un verbe assez fort pour décrire les sentiments que je ressentais. Il était là, dans mon champ de vision, tenant par la main une jeune pimbêche. J’avais envie d’hurler, de crier mon désespoir au monde entier. Voilà, moi Yuuki, dix-sept ans, ruiné par un amour. Alors comprenez-moi ! J’étais irrité ! Je me levai dans l’espoir de ne plus voir cette vision d’horreur, mais il se posa devant moi, le regard satisfait, un sourire narquois en coin. Il tendit sa main. C’est quoi ces manières ? On est au Japon, on ne tend pas la main à n’importe qui ! Il comprit rapidement que je ne comptais pas répondre à son geste, il remit sa main en place et se présenta. ‘’Layn’’ Merci, j’étais déjà au courant. Je le toisai, je ressentais une haine tellement immense à ce moment même que je ne pris pas la peine de me montrer aimable. D’un voix neutre je lui lâcha un ‘’Yuuki’’ tout en ôtant mon casque de mes oreilles. Mais me rendant compte de mon ton, je fis un sourire désespéré, il me le rendit. Je partis.

Et me voilà rendu dans mon lit à me tourmenter tout seul. Je regrettais telle parole, ou tel geste. Je ne cessais d’avoir des regrets. Et si j’avais fait ceci, peut-être qu’il se serait intéressé à moi, et si…Et si… Et si… Or, je n’ai pas fait tout cela. Il est trop tard maintenant. Ma moitié avait une petite amie (je ne la qualifierais pas de mignonne mais bon.. chacun ses goûts !), il me l’avait délibérément affichée. Avait-il deviné mes intentions ? Sûrement. Alors tout ceci ne serait qu’un jeu ? Hum… Pourquoi ne pas rentrer dedans ? Il veut jouer ? On va jouer mon grand. Je te harcèlerai, tous les jours, à chaque moment, quitte à sécher la plupart de mes cours, juste pour mieux te connaître, juste pour que tu sois mien, juste pour que tu m’appartiennes et que je sois la personne la plus proche de toi.

 

Give me your heart and your soul

 

Je ferai tout pour que tu m’aimes, même si tu es hétéro, tu seras à moi, je te veux et je t’aurai ! Je sentais que tout cela était dangereux (surtout pour mon cœur), mais je me devais de tenter quelque chose. Je ne pouvais pas rester les bras croisés. J’avais bien vu hier lorsque je l’avais espionner qu’il ne sortait pas encore avec cette fille. Avec un peu de chance, ce n’est pas sérieux entre eux. Ce serait vraiment un bonheur de les voir se séparer (rien à battre de cette pouff, elle n’avait qu’à pas me le prendre !).

 

Je mis donc en place mon programme pour les prochains jours. N’étant pas de nature à réfléchir, mon plan se résumait à quelque chose de très simple :

[if !supportLists]-->1)       [endif]-->le fixer comme un malade jusqu’à ce qu’il me remarque dans le métro

[if !supportLists]-->2)       [endif]-->venir tous les jours à son travail, et refuser de commander si ce n’est pas lui qui vient.

Voilà, deux malheureux points qui vont, je pense, faire leur impact. S’il ne me remarque pas après tout ça, c’est vraiment qu’il est aveugle ou complètement con.

 

C’est ainsi que son calvaire commença. Dès le lendemain matin, lorsque je l’aperçu dans le métro, je me positionnai non loin de lui, le regardant avec insistance. Au bout de deux stations, je le vis s’agiter. Mon petit jeu commençait à agir. Il sentait mon regard brûlant sur sa peau, et tant mieux. Par contre, il n’osait pas tourner le visage. Puis, discrètement, il jeta un coup d’œil vers moi (au bout d’un temps interminable, j’en avais mal aux yeux !). Je lui adressai un sourire malicieux et fis un signe de la main puis descendit du métro. J’étais arrivé à ma station.

Les cours du matin se passèrent dans la joie et la bonne humeur, ma classe toujours aussi active.

Puis, l’heure fatidique arriva, je me souvenais de l’heure à laquelle Layn partait travailler. Mon arrivée au café se fit peu après la sienne. Je m’assis à une table. J’allais le faire suer.

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